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Les titres des films renvoient à la page de ces films, où se trouvent leur fiche technique, des photos, des articles et le film lui-même en accès libre.

J’ai commencé par faire trois films documentaires en AMÉRIQUE DU SUD à la fin des années 60 :

Kuarahy Ohecha (Le soleil l’a vu) – Manojhara (La région de la mort) – Los Dias de Nuestra Muerte (Les jours de notre mort).
Quarante ans plus tard, invité pour une rétrospective au festival de cinéma d’Asunción, j’ai tourné au hasard des images qui m’ont emmené d’année en année (2011-2015) au fond de ma mémoire. Je considère Memoria desmemoriada (Retour au Paraguay) comme mon dernier film. Il a été sélectionné aux festivals de Nyon (Visions du Réel), Yamagata, Mumbai, Buenos Aires, Quito…

Au début des années 70, devenu militant aux Cahiers de Mai, j’ai fabriqué dans l’urgence quelques FILMS DE LUTTE commandités par des ouvriers en grève ou qui allaient se mettre en grève. La plupart sont perdus, mais il reste le premier et le dernier : Dossier Penarroya : les deux visages du trust et LIP ou le Goût du collectif, sélectionné au festival de Cannes (Perspectives du cinéma français) en 1977.
En 2023, pour le cinquantenaire du Conflit LIP, j’ai composé une ballade, La Ballade des LIP,  en douze temps et beaucoup de mouvement… surtout dans la dernière séquence, inédite jusque-là.

Après l’échec relatif du film que j’ai tenté de faire en 1981 sur un couple d’amis (Passage à l’Inde), j’ai pensé : si tu veux parler de choses intimes, parle de toi-même. C’est ainsi que j’ai réalisé, au cours des ans, quatre FILMS AUTOBIOGRAPHIQUES très différents les uns des autres: Le Documentariste ou le Roman d’enfance (1988), La Lettre jamais écrite (plan-séquence d’une heure de la série LIVE, 1990), Célébrations (1991), Retour au Paraguay (2011-2015).

Au tournant des années 90, j’ai voulu faire une série d’émissions sur
LES DOCUMENTARISTES
.
Le premier numéro, consacré à Jean Rouch – et qu’il considérait lui-même comme son Premier film enfin achevé – a eu un certain succès, mais ARTE n’a pas donné suite. J’ai quand même réalisé un deuxième numéro avec Jonas Mekas (Visiting Jonas Mekas) mais, peu satisfait du résultat, je l’ai entièrement remonté et c’est devenu un journal de voyage, Célébrations, où il est
davantage question de ma femme, de moi et de la guerre du Golfe.
Jonas Mekas reste néanmoins très présent dans le film.
Je mettrai peu à peu sur une page qui lui sera consacrée les meilleurs tournages que j’ai faits avec lui. En attendant, on peut déjà voir quelques-unes des histoires qu’il inventait et qu’il disait d’une façon inimitable : Trois paraboles de Jonas Mekas.

En 1994, nouvelle tentative de faire une série, non pas d’émissions mais de Plans Lumière, à l’occasion du centenaire de l’invention du cinématographe. J’en ai retrouvé trois…

Rouch et Mekas ont en commun d’avoir filmé une pièce de THEÂTRE en une seule prise, comme s’ils assistaient à un événement ou un rituel  et tentaient de le filmer sur le vif en un plan-séquence. J’ai suivi leur exemple avec le chef-d’oeuvre de Copi, L’Homosexuel ou la difficulté de s’exprimer, mis en scène sans concession par Philippe Adrien, et qui appartient à la même époque, c’est-à-dire au théâtre violent et très engagé des années 60. Parmi d’autres captations que je n’ai pas gardées, j’ai aussi filmé la séance de maquillage et d’échauffement qui précède une autre pièce de Copi, et que j’ai appelée Les 4 Jumelles se font belles.

Deux jours après le début de la seconde Intifada, j’ai décidé d’aller en PALESTINE. J’ai réalisé d’abord Palestine Palestine (2001), primé au festival des Droits de l’Homme de Sucre et au festival “Traces de Vies” de Clermont Ferrand – puis Réminiscences d’un voyage en Palestine (2004), Grand Prix du même festival “Traces de vies”.
Entre 2001 et 2008, j’ai aussi filmé au hasard une trentaine de croquis et d’histoires, que j’ai montés de différentes façons. Après le début du génocide de Gaza, j’ai définitivement réuni les croquis dans Le Jour d’avant / nouvelles en trois lignes (2025), et les histoires dans Histoires palestiniennes.
Avec le même matériel, j’ai aussi réalisé une installation sur 12 moniteurs, Territoires Occupés, qui a été montée dans plusieurs pays – une installation sur un écran, Le Mur sans fin (souvent montée avec Territoires Occupés) – et deux installations sur trois écrans : Une illusion d’optique et Si je dois mourir.
Enfin, j’ai filmé une chanson des Refuggee Rappers du camp de Dheisheh : Money (le Flouze).

Le jour des ÉLECTIONS AMÉRICAINES de 2004, je déjeunais avec Jonas Mekas à New York. La satisfaction avec laquelle il mangeait son homard m’a fait penser à la fameuse expérience de Koulechov et inspiré le petit film Election Day. Quatre ans plus tard, j’étais de nouveau à New York le jour des élections. J’ai eu l’idée, plus évidente, de filmer l’annonce de l’élection de Barak Obama à Harlem. Le film s’est d’abord appelé « Obama Song » puis, les espoirs de cette nuit d’automne s’étant évanouis, je l’ai renommé Rêves d’une nuit d’automne.


 

FESTIVALS, PRIX, RÉTROSPECTIVES, INSTALLATIONS, BIENNALES

Sélection dans la plupart des festivals documentaires :
Tours, Oberhausen, Leipzig, Nyon, Yamagata, Cinéma du Réel, Traces de Vies, Lussas, Buenos Aires, Chicago, Mumbai…

LIP ou LE GOUT DU COLLECTIF
a été sélectionné à Cannes en 1977 dans la section Perspectives du Cinéma Français.

PALESTINE PALESTINE
a gagné le Prix de la Création au festival Traces de Vies 2002
et le Premier Prix du Festival des Droits de l’Homme de Sucre en 2008

RÉMINISCENCES D’UN VOYAGE EN PALESTINE
a gagné le Premier Prix du festival Traces de Vies 2005
et le prix du CNC 2006

MEMORIA DESMEMORIADA (RETOUR AU PARAGUAY)
a été sélectionné à Nyon, Yamagata, Mumbai, Buenos Aires, Quito…
Il est sorti a New York en mars 2017 (voir la revue de presse sur la page du film).

Première rétrospective aux ECRANS DOCUMENTAIRES en 2004
Rétrospective de dix heures au MIFF 2018.

Ma première installation, TERRITOIRES OCCUPÉS (12 écrans), a été montée en France
(la Générale, Château Thierry), en Arménie (Erevan), en Côte d’Ivoire (galerie de Yacouba Konaté), au Paraguay (galerie Monochrome) et à la Biennale de Curitiba 2013.

Ma seconde installation, OUT OF THE PAST (3 écrans), a été montée à la Biennale de l’œil Sauvage (Asuncion) 2018.